Lettre n°104 - Mercredi 29 juillet

Cher lecteur, chère lectrice,

Je suis heureux de te retrouver pour une nouvelle édition de ma newsletter. Cette semaine, on parle des ETF.

En 2018, l'investisseur français moyen en ETF avait 60 ans. Aujourd'hui, il en a moins de 38*. Toute une génération découvre la Bourse par les trackers, et c'est une excellente nouvelle... à condition de savoir ce qu'on achète.

Le Prince des ETF t'a préparé un article sur les 6 questions à te poser avant de cliquer sur "Acheter", classées de la plus importante à la moins importante. Celles qui pèsent vraiment sur ta performance ne sont sans doute pas celles auxquelles tu penses.

Nous poursuivrons avec une annonce dont je suis très fier : ma collaboration avec BNP Paribas Asset Management, l'un des trois plus grands gérants d'actifs d'Europe, pour continuer à faire de l'éducation financière sur les ETF.

Et pour finir, notre habituel point de marché.

La cascade de grand bassin : un spot à voir absolument si vous visitez La Réunion.

Les grandes lignes (11 min de lecture)

Les 6 questions à se poser avant d'acheter un ETF.

🤝 Bienvenue à BNP Paribas Asset Management.

📺 Le point de marché en vidéo.

Les 6 questions à poser avant d’acheter un ETF
Par le Prince des ETF

Il y a 10 ans, les ETF étaient un produit de niche en France. Aujourd’hui, c’est bien souvent la porte d’entrée vers l’investissement.

Et cela se voit dans les chiffres : l’âge moyen des investisseurs particuliers français en ETF est passé de 60 ans en 2018 à moins de 38 ans en 2025. Toujours en France, 52 % des investisseurs en ETF ont entre 18 et 34 ans, soit la proportion la plus importante de tous les pays européens*.

*Sources : Tableau de bord des investisseurs de l’AMF + Étude People & Money

💡 C’est quoi un ETF, déjà  ?
Pour ceux qui ne le savent pas : un ETF (Exchange Traded Fund), aussi appelé « tracker », est un fonds d’investissement coté en Bourse, qui permet tout simplement d’acheter un panier d’actions ou d’obligations répliquant la performance d’un indice boursier.

En achetant une seule part, vous investissez d’un coup dans des dizaines, des centaines, parfois des milliers de sociétés. Un seul clic, et vous voilà potentiellement actionnaire du monde entier.

Pourtant, même si les choses vont dans le bon sens et que les Français sont de plus en plus nombreux à investir en Bourse, nous sommes encore très loin du niveau d’adoption que l’on observe chez nos voisins. En Allemagne par exemple, plus de 21 % de la population achète des ETF. À titre de comparaison, en France, 54 % des particuliers n’ont jamais entendu parler d’ETF*.

*source : Étude People & Money

Pourquoi les ETF ont tout changé ?

Pour comprendre cet engouement, il faut se rappeler à quoi ressemblait l’investissement en Bourse il n’y a pas si longtemps.

Avant, pour investir, il fallait souvent pousser la porte de sa banque, se voir proposer des fonds « maison » aux frais parfois très élevés, ou bien se lancer seul dans la sélection de ses actions, une par une, en espérant faire les bons choix. Résultat : la Bourse avait la réputation d’être compliquée, chère, réservée à une élite ou à quelques initiés. Beaucoup de Français la voyaient (et la voient encore) comme un casino.

Les ETF ont fait voler tout cela en éclats grâce à 4 caractéristiques :

  • Simples, car en un seul produit, vous vous exposez à une région, un pays, un secteur… voire au monde entier. Plus besoin de passer des heures à éplucher les résultats de chaque entreprise : vous achetez directement un panier d’actions ou d’obligations.

  • Accessibles, car il suffit aujourd’hui de quelques clics et de quelques euros pour commencer. Certains ETF s’achètent pour moins de 5 € la part. Pas besoin d’un gros capital de départ, d’un banquier ou d’un diplôme en finance.

  • Peu chers, car là où un fonds d’investissement traditionnel peut vous coûter 1,5 % à 2 % de frais par an, de nombreux ETF affichent souvent des frais inférieurs à 0,3 %. Sur le long terme, cet écart a un impact non-négligeable.

  • Liquides, car un ETF s'achète et se vend en bourse tout au long de la journée, comme une action. Vous connaissez le prix au moment où vous passez l'ordre, et sur les grands ETF, l'écart entre prix d'achat et prix de vente (le spread) se compte en centimes.

  • Performants, enfin, car sur la durée, ces produits « passifs » sont difficiles à battre. Faire mieux qu'un indice année après année est un exercice exigeant, même pour les professionnels : les études SPIVA de S&P Global montrent que sur longue période, la majorité des fonds d'investissement affichent une performance inférieure à celle de leur indice de référence, en grande partie à cause des frais. Répliquer l'indice à moindre coût reste donc une stratégie efficace sur le long terme.

On comprend mieux pourquoi les ETF sont devenus le point d’entrée de toute une nouvelle génération d’investisseurs. Pour autant, ce ne sont pas des produits magiques. Et surtout, tous les ETF ne se valent pas. Derrière un nom parfois barbare se cachent des différences qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur votre performance… et sur votre tranquillité d’esprit.

Alors, avant de cliquer sur « Acheter », voyons ensemble les 6 questions à se poser. Je les ai classées de la plus importante à la moins importante.

1️⃣ Est-ce que je comprends ce dans quoi j’investis ?

Cette première question semble toujours très évidente. Qui achèterait sa résidence principale sans jamais l’avoir visitée ? Qui achèterait une voiture d’occasion sans en connaître le modèle ni l’historique ? Personne.

Pourtant, c’est exactement ce que font énormément d’investisseurs en ETF. Ils achètent un tracker sans jamais regarder ni étudier sérieusement l’indice boursier qu’il réplique. Or, c’est précisément cet indice qui déterminera la très grande majorité de leur performance.

  • Combien d’investisseurs savent que le MSCI World ne couvre pas le monde entier, mais uniquement les pays développés ?

  • Qui sait que les indices des pays émergents sont souvent plus exposés au secteur de la technologie que ceux des pays développés ?

  • Qui a en tête que le Nasdaq-100, l’indice le plus connu pour investir sur les sociétés technologiques aux Etats-Unis est également composé de bancaires, de sociétés du secteur de la santé et de l’énergie ?

Cela peut sembler anodin, mais ne pas comprendre ce dans quoi on investit a un prix. Et ce prix peut être élevé, très élevé…

2️⃣ Est-ce que cet ETF est aligné avec mes objectifs ?

Imaginez : vous avez acheté quelques milliers d’euros d’ETF, simplement en suivant ceux qui sont à la mode et ceux que vous a recommandés votre ami qui boursicote depuis quelque temps.

Les mois passent, les performances sont au rendez-vous, et vous vous sentez de plus en plus à l’aise. Vous décidez alors d’investir un peu plus que prévu, en piochant même dans votre épargne de sécurité.

Deux mois plus tard, les indices chutent. Vous vous retrouvez en moins-value. Vous paniquez en voyant vos investissements fondre… et vous vendez tout. Vous en concluez que la Bourse n’est pas faite pour vous et que vous n’y réinvestirez plus jamais.

Catastrophe. Non seulement vous êtes sorti au pire moment, en moins-value, mais le coût d’opportunité de ne plus jamais investir en Bourse est, lui, absolument énorme.

Quelles erreurs ont été commises ? Vous n’avez pas vérifié que votre stratégie et vos ETF étaient alignés avec vos objectifs et votre situation personnelle. Vous avez investi sur des ETF trop volatils par rapport au niveau de risque que vous pouviez réellement tolérer. Vous avez uniquement acheté des thématiques à la mode, sans assez diversifier ni réfléchir à votre stratégie.

C’est un pur problème d’alignement entre votre portefeuille et vos objectifs personnels.

💡 Tant que l’on parle d’objectifs : pensez aussi à vos convictions.
Certains investisseurs tiennent à respecter des critères extra-financiers et préféreront des ETF « ESG » (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) ou « PAB » (Paris-Aligned Benchmark), alignés sur des engagements climatiques. Un portefeuille avec lequel vous êtes en accord est un portefeuille que vous garderez sur le long terme.

3️⃣ Est-ce que la fiscalité est correctement optimisée ?

Une fois vos objectifs définis et votre portefeuille d’ETF cohérent construit, il reste une étape essentielle : optimiser la fiscalité.

Le premier sujet, c’est de loger vos ETF dans la bonne enveloppe. PEA ? Compte-titres ? Assurance-vie ? PER ? Choisir la mauvaise enveloppe peut avoir d’énormes conséquences sur votre performance à long terme.

💡 Un exemple parlant :
Un investissement de 10 000 € à 8 % par an sur 20 ans aboutira, après fiscalité, à 35 114 € sur un Compte-titres… contre 39 800 € sur un PEA. Soit 4 686 € d'écart, uniquement à cause du choix de l'enveloppe.

C’est un sujet d’importance centrale, que je ne peux pas développer davantage ici, mais qui mériterait à lui seul une Newsletter complète.

Ensuite vient la question des dividendes : faut-il les percevoir (ETF distribuant) ou les laisser se réinvestir automatiquement (ETF capitalisant) ? Le choix d’un ETF capitalisant est souvent le plus intéressant : il vous évite d’avoir à réinvestir vous-même les dividendes et permet, sur Compte-titres, de repousser au maximum l’imposition.

4️⃣ Suis-je exposé au risque de change ?

Comme pour tout investissement, les ETF sont soumis aux fluctuations de marchés, au risque de perte en capital et à d’autres risques inhérents, notamment le risque de change. Quand vous achetez un ETF exposé à des sociétés américaines, japonaises ou émergentes, vous investissez indirectement en dollars, en yens ou dans d’autres devises. Résultat : votre performance dépend non seulement de l’évolution des actions… mais aussi de celle des devises.

Un exemple concret : vous investissez sur le marché japonais et les actions montent de 10 %. Bonne nouvelle. Mais si, dans le même temps, le yen se déprécie de 10 % face à l’euro, votre gain réel une fois converti en euros peut être proche de zéro.

💡 Pour ceux que ce risque dérange :
Certains ETF proposent une version « hedgée » (couverte contre le risque de change). Attention toutefois : cette couverture a un coût, qui se traduit notamment par des frais plus élevés. Sur le très long terme, beaucoup d’investisseurs choisissent d’ailleurs de vivre avec ce risque de change plutôt que d’en payer la couverture. En plus, cela permet de ne pas uniquement être exposé à l’euro et de diversifier son exposition à d’autres devises. À chacun de trancher selon ses objectifs et sa sensibilité.

5️⃣ Mon ETF est-il physique ou synthétique ?

Derrière ce vocabulaire un peu technique se cache une question importante : comment votre ETF s'y prend-il pour répliquer son indice ?

  • La réplication physique : l'ETF détient réellement les titres de l'indice. Vous achetez un ETF S&P 500, le fonds possède des actions Apple, Microsoft, Nvidia… C'est la méthode la plus intuitive.

  • La réplication synthétique : l'ETF détient un panier de titres qui peut être différent de l'indice, et passe un contrat d'échange (un « swap ») avec une banque pour recevoir la performance exacte de l'indice.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple me direz-vous ?

Parce que la réplication synthétique offre certains avantages et notamment la possibilité pour les investisseurs français de loger un ETF S&P 500 ou Monde dans un PEA, alors que cette enveloppe est en principe réservée aux actions européennes.

Certains ETF synthétiques bénéficient par ailleurs d’avantages fiscaux, notamment en ce qui concerne la taxation sur les dividendes américains pour certains paniers d’indices éligibles.

Cependant, le swap expose à un risque de contrepartie, celui-ci étant toutefois limité par le collatéral déposé en garantie et par la réglementation européenne UCITS.

Toutes les informations sur les caractéristiques des ETF figurent sur le site de l'émetteur.

⚠️ Un sujet presque jamais évoqué :
Le choix de l’émetteur a un impact beaucoup plus important que ce qu’on imagine sur la vie des sociétés car vous lui déléguez le droit de vote aux assemblées générales. Il dispose donc d’un pouvoir considérable dans la vie des sociétés détenues par l’ETF, tant sur des sujets économiques que sociaux. Cela pose, en toile de fond, de vraies questions de souveraineté. D’ailleurs, je sais que, pour ces raisons, Nicolas a tendance à choisir des émetteurs d’ETF français ou européens dans la fabrication de ses portefeuilles.

6️⃣ Quel sera le coût réel de cet ETF ?

Dernière question : le coût.

À première vue, elle paraît simple : pour trouver l’ETF le moins cher, il suffirait de comparer les frais de gestion. C’est en partie vrai, car ces frais indiquent ce que l’émetteur prélèvera chaque année pour gérer l’ETF.

Mais c’est incomplet car un ETF affichant des frais plus élevés peut très bien surperformer un ETF aux frais plus bas.

En réalité, le vrai coût d’un ETF se mesure via la tracking difference : l’écart entre la performance de l’indice de référence et celle de l’ETF. Au-delà des seuls frais de gestion, elle intègre la fiscalité, la gestion des dividendes et toute la gestion opérationnelle de l’ETF. Ce sont des éléments plus ou moins bien optimisés selon les gestionnaires.

💡 Retenez ceci :
Sur un même indice boursier, l’ETF avec la meilleure tracking difference est tout simplement celui qui affiche la meilleure performance. C’est aussi simple que cela.

Au final, quels sont les critères les plus importants ?

Si je devais tout résumer, voici comment je répartirais vos efforts.

Les questions 1 et 2 doivent concentrer environ 80 % de votre énergie : comprendre ce que l’on achète et vérifier son alignement avec ses objectifs, c’est ce qui aura de très loin le plus gros impact sur votre performance et sur votre capacité à tenir dans la durée.

La question 3, autour de la fiscalité, mérite environ 15 % de vos efforts : son impact est loin d’être négligeable.

Enfin, les questions 4 à 6 où l’on entre dans le détail technique des ETF ne devraient représenter que les 5 % restants. Elles comptent, mais leur effet sur la performance finale reste limité.

Or, la majorité des investisseurs font exactement l’inverse : ils passent des heures à hésiter entre deux ETF quasi identiques, et trop peu de temps sur les sujets qui pèsent réellement sur leur réussite à long terme.

Comprenez d’abord dans quoi vous investissez, alignez-le avec vos objectifs, optimisez votre fiscalité… et le reste suivra.

⚠️ Comme toujours :
Rien de tout cela n’est un conseil en investissement : je partage simplement ma méthode et mes convictions pour vous aider à y voir plus clair. À vous de faire vos propres recherches et de construire le portefeuille qui vous ressemble.

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🤝 Bienvenue à BNP Paribas Asset Management
Collaboration Commerciale

Je suis fier de vous annoncer ma collaboration avec BNP Paribas Asset Management Europe (BNPP AM) sur le sujet des ETF !

Vous connaissez ma conviction personnelle :
"Les ETF sont une révolution pour les particuliers"

De mon point de vue, c'est même l'un des meilleurs moyens d'investir sur le long terme.

La suite logique était de m'associer avec un partenaire institutionnel pour continuer à faire de l'éducation financière sur ce sujet.

C'est chose faite avec BNPP AM, l'un des trois plus grands gérants d'actifs d'Europe.

Ils ont lancé le premier ETF immobilier coté en Europe en 2005, et n'ont jamais cessé d'innover depuis.

Ils couvrent tous les grands indices que vous connaissez :

  • S&P 500,

  • MSCI World,

  • Stoxx Europe 600,

  • Nasdaq 100...

Et une large gamme d'ETF thématiques accessible en PEA, Assurance-vie et Compte-titres.

Quelques chiffres pour situer la maison :

  • +73 Mds € d'encours rien que sur leurs ETF,

  • +20 ans d'expérience en gestion indicielle,

  • Une présence dans 64 pays !

Et ça ne fait que commencer.

Avec son plan stratégique 2030, BNP Paribas Asset Management continue son expansion.

Au total, leur encours sous gestion dépasse désormais 1 600 milliards d'euros 🤯

Avoir à mes côtés une marque de cette taille qui soutient l'éducation financière, c'est un sacré pas en avant !

Merci à Bérénice Dupuis, Camille Lafon, Vladimir Nicand, Cedric Agody, Paul Tesnieres-Ouine (Sharewoods) ainsi que toutes les équipes de BNPP AM pour leur confiance.

Disclaimer :
Ce contenu n’est pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. #MarketingCommunication #PartenariatRémunéré

👉 Retrouvez BNP Paribas Asset Management sur leur site internet

📺 Point de marché

  • Rotations sectorielles

  • Les métaux se réveillent enfin

  • Sélection CAC40 + Midcaps + USA 

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C’est la partie “Soyons des adultes”. Avertissements sur les risques.

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Les contenus de ces e-mails ne sont pas des conseils juridiques, fiscaux ou en investissement. Les informations dispensées sont de nature éducative et générale et ne sont pas des conseils en investissement, au sens des articles L. 321-1 et D. 321-1 du Code Monétaire et Financier.

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