Lettre n°95 - Mercredi 18 Mars

Cher lecteur, chère lectrice,

Je suis heureux de te retrouver pour une nouvelle édition de ma newsletter. Cette semaine, on commence avec une offre spéciale chez Zonebourse. Comme tu le sais peut-être, mon histoire avec eux ne date pas d’hier. J’y ai fait mes débuts en tant que stagiaire, j’y suis revenu ensuite comme analyste, et aujourd’hui je suis fier d’en être l’ambassadeur. Pendant quelques jours, tu peux profiter de 40 % de réduction sur leurs abonnements annuels.

Nous enchainerons ensuite avec un sujet d’investissement original : les droits musicaux. Derrière les chansons que tu écoutes en boucle se cache en réalité un marché qui attire de plus en plus d’investisseurs institutionnels. L’équipe de Bolero va nous aider à comprendre pourquoi cette classe d’actifs suscite autant d’intérêt, et ce qu’elle peut apporter dans une logique de diversification.

Place ensuite à l’une de mes dernières vidéos qui cassent les préjugés sur l’enrichissement des salariés. Et pour finir, tu retrouveras l’habituel point de marché, avec un focus sur le conflit en Iran et la volatilité du pétrole.

Bonne lecture !

Ce week end, Jacqueline DCA et moi sommes allés voir le volcan en éruption à la Réunion, une expérience unique.

Les grandes lignes (14 min de lecture)

🟢 Profitez de -40% chez Zonebourse

🎵 Les droits musicaux : la classe d'actifs que vous consommez tous les jours, sans le savoir

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📺 Le point de marché en vidéo

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Je suis client et en collaboration commerciale avec cette marque

Mon histoire avec Zonebourse commence il y a près de 20 ans, d'abord stagiaire, puis analyste financier en CDI, et plus récemment l'un de leurs ambassadeurs.

Zonebourse est la meilleure source d’information pour faire votre stock picking. Sans nul doute possible.

L’abonnement annuel vaut largement son prix ; et pendant quelques jours, vous pouvez économiser -40% en passant par mon lien.

PS : à partir de l’abonnement premium, vous aurez notamment accès aux portefeuilles Zonebourse qui surperforment les marchés (le portefeuille Europe est à +1 500% de performance depuis 2001).

Pour creuser le sujet, je vous invite à regarder mon interview de Franck Morel (le directeur général de Zonebourse) :

🎵 Les droits musicaux : la classe d'actifs que vous consommez tous les jours, sans le savoir
par les équipes de Bolero
(Ceci n’est PAS une collaboration commerciale mais un article à caractère éducatif sur une classe d’actif peu connue.)

Si tu es un lecteur de Nicolas, alors tu investis peut-être en actions, en ETF, en immobilier. Tu connais les mécanismes de valorisation, les rendements, la décorrélation. Mais il y a fort à parier que tu n'as jamais envisagé d'investir dans quelque chose que tu consommes pourtant chaque jour : la musique.

Non pas dans une action Spotify, ni dans une start-up musicale. Dans les droits musicaux eux-mêmes. C'est-à-dire dans la propriété intellectuelle sous-jacente qui capte les revenus générés chaque fois qu'un morceau est écouté, diffusé en radio, ou synchronisé dans un film ou une publicité.

C'est un marché que les institutionnels ont investi massivement ces dernières années, notamment aux Etats-Unis. Blackstone a déployé 1,6 milliards de dollars, KKR 1,1 milliards, Blackrock 750 millions, et la liste continue. C’est 15 milliards de dollars au total déployés par les institutionnels en seulement 6 ans.

Hipgnosis Song Fund a construit un portefeuille de plus de 65 000 chansons avant d'être racheté par Blackstone pour 1,584 milliard de dollars. Et le mouvement s'accélère : en 2025, Warner Music et Bain Capital ont lancé un véhicule d'investissement conjoint doté d'un war chest pouvant atteindre 1,2 milliard de dollars, exclusivement dédié à l'acquisition de catalogues. Concord a adossé une émission obligataire de 1,76 milliard de dollars à ses 1,3 million de copyrights. La titrisation d'actifs musicaux (ABS) est devenue un outil de financement mainstream dans le secteur.

Pourquoi un tel engouement de la part de fonds habitués aux actifs les plus sophistiqués du marché ?

Et c'est ce qu'on va décortiquer ensemble.

1. Ce que le streaming a changé (et pourquoi ça intéresse la finance)

Pour comprendre pourquoi les droits musicaux sont devenus une classe d'actifs, il faut revenir au changement structurel qui a tout modifié : le streaming.

Avant, un artiste vendait des CD ou des vinyles. C'étaient des ventes ponctuelles, un achat, un revenu. Aujourd'hui, chaque écoute sur Spotify, Apple Music, Deezer ou YouTube génère un micro-paiement reversé aux détenteurs des droits. Et ces écoutes se répètent, jour après jour, mois après mois, année après année.

C’est donc comme un loyer, c’est pour ça qu’on aime bien comparer cette classe d’actif à l’immobilier.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon le Global Music Report 2025 de l'IFPI, les revenus mondiaux de la musique enregistrée ont atteint 29,6 milliards de dollars en 2024, en hausse de 4,8 %, marquant la dixième année consécutive de croissance. Le streaming représente désormais 69 % de ces revenus, soit 20,4 milliards de dollars. Un seuil symbolique franchi pour la première fois. Les revenus du streaming par abonnement ont progressé de 9,5 % sur un an, portés par 752 millions d'utilisateurs payants dans le monde, en hausse de 10,6 %. Et rien que sur Spotify, le leader mondial avec 31,7 % de part de marché des abonnés, on comptait 290 millions d'abonnés premium fin 2025 et 751 millions d'utilisateurs actifs mensuels, un record historique.

💡 Résultat : un catalogue musical ne génère plus un pic de revenus à la sortie d'un album.

Il génère un flux continu et récurrent, indexé sur un comportement de consommation quotidien, l'écoute. Ce flux est mesurable, prévisible dans sa tendance, et surtout : il ne dépend ni des taux directeurs, ni des résultats trimestriels, ni de la géopolitique.

C'est cette transformation qui a fait basculer les droits musicaux du monde de l'entertainment vers le monde de la finance.

Les revenus de streaming se comportent davantage comme un loyer que comme un dividende. Sauf que le « locataire », c'est l'ensemble des plateformes de streaming, et que le parc d'abonnés ne cesse de croître. Et pour le, moment, vous n'avez découvert qu'une seule des 15 sources de revenus qui rémunèrent le droit.

Les projections long terme sont structurellement haussières. Dans son rapport annuel Music in the Air (édition 2025), Goldman Sachs projette une augmentation substantielle de l'industrie musicale mondiale à environ 197 milliards de dollars d'ici 2035, contre 105 milliards en 2024. Pour la seule musique enregistrée, Goldman anticipe 43,4 milliards de dollars en 2030, puis 55 milliards en 2035. Les moteurs identifiés : la montée en puissance des marchés émergents (qui représentent déjà 60 % des nouveaux abonnés), les hausses de prix récurrentes des plateformes (Goldman table sur +3 % annuel en moyenne), et la monétisation des superfans via des offres premium (estimée à +13 % de revenus annuels supplémentaires).

La croissance est mondiale - 55 marchés sur 58 suivis par l'IFPI étaient en hausse en 2024 vec des zones de rattrapage spectaculaires : +22,8 % au MENA, +22,6 % en Afrique sub-saharienne, +22,5 % en Amérique latine.

Ce qu'il faut retenir: de nouvelles audiences découvrent des répertoires que nous écoutons depuis des décennies, pendant que les auditeurs matures streament les mêmes playlists tous les mois.

💡 D'ailleurs, une étude de Deezer en 2018 à prouvé que nos préférences musicales se figent à l'âge de 27 ans et 3 mois en France, 29 ans et 10 mois aux Etats Unis, ou encore 31 ans en Allemagne. Facile de comprendre pourquoi les chansons sont toujours écoutées 10, 15, 20 ans après leur sortie

2. Quand j'investis dans les droits musicaux, j'achète quoi exactement ?

C'est la question que tout investisseur se pose en premier. Et c'est normal, c'est un actif qu'on n'a pas l'habitude de manipuler. Alors prenons le temps de le décomposer.

Quand un artiste crée une chanson ou un album, c'est un peu comme lorsqu'on crée une entreprise: le capital social est réparti entre les associés. Sauf que dans nos cas, ce ne sont pas des actions, mais bien des droits musicaux, et les associés, ce sont toutes les personnes qui ont contribuées à l'écriture et à l'enregistrement de la chanson"

Les droits d'auteur (publishing), qui produit la mélodie et les paroles, rémunèrent les compositeurs et les paroliers. Chaque écoute, chaque passage en radio, chaque utilisation dans une publicité génère des royalties reversées aux détenteurs de ces droits. Si vous avez écrit la chanson, vous touchez des revenus, même si quelqu'un d'autre l'interprète.

C'est le segment le mieux valorisé sur le marché des transactions : selon Shot Tower Capital, les multiples moyens en publishing s'élevaient à 16,1x le NPS (Net Publisher Share) en 2024 pour les deals supérieurs à 20 millions de dollars, et montaient à 17,5x NPS si l'on inclut les catalogues iconiques (>200 M$).

💡 Goldman Sachs anticipe une croissance du publishing à un taux annuel moyen (CAGR) de 7,8 % d'ici 2030, portant le segment à 15,3 milliards de dollars.

Les droits voisins (master) rémunèrent l'interprète et le producteur de l'enregistrement. C'est le phonogramme lui-même, la version enregistrée du morceau. Même logique : chaque stream, chaque diffusion déclenche un paiement. Les masters se négocient à des multiples légèrement inférieurs : 13x NLS (Net Label Share) en moyenne en 2024, 14,2x en incluant les catalogues iconiques. L'écart entre publishing et masters se resserre progressivement, signe d'une maturation du marché.

Un même morceau peut donc générer des revenus via les deux canaux. Et ces flux proviennent de sources multiples et géographiquement diversifiées : Spotify, Apple Music, Deezer mais aussi une publicité au Japon, une série sur Netflix.

Ce qui est intéressant c'est l'opportunité long terme, et un flux de rendement sans risque opérationnel, sans frais d'usure ou d'entretien car l'IP est incorporelle et dure jusqu'à 70 ans après le décès du dernier auteur compositeur.

💡 Exemple: Allumer le Feu a été composé en partie par Pascal Obispo et Zazie, même si Johnny nous a quitté en 2017, les droits publishing d'Allumer Le Feu seront valides jusqu'à 70 ans après le décès du dernier auteur compositeur.

3. D'où viennent concrètement les revenus ?

Les revenus des droits musicaux, et donc le rendement d'un catalogue, proviennent de 15 sources au total. Cela permet une diversification by design, et une stabilité accrue. Voici les 4 sources principales à connaître :

Le streaming représente la part dominante aujourd'hui (69 % des revenus globaux de la musique enregistrée en 2024). Chaque écoute génère une fraction de centime reversée aux ayants droit.

Pour donner un ordre de grandeur : Spotify a reversé plus de 11 milliards de dollars à l'industrie musicale en 2025, le paiement annuel le plus élevé jamais effectué par un distributeur à des créateurs de musique.

La radio et la diffusion publique continuent de générer des royalties à chaque passage en radio, en magasin, en salle de sport ou dans un restaurant.

Ces revenus sont collectés par des organismes de gestion collective (SACEM en France, ASCAP/BMI aux États-Unis) et redistribués aux ayants droit. Les droits de performance (performance rights) ont progressé de 5,9 % en 2024, atteignant 2,9 milliards de dollars au niveau mondial.

La synchronisation, c'est-à-dire l'utilisation d'un morceau dans un film, une série, une publicité ou un jeu vidéo, peut générer des revenus ponctuels importants. Ce segment a crû de 6,4 % en 2024 pour atteindre 650 millions de dollars.

💡 Un placement dans une série à succès ou une pub Super Bowl peut faire exploser les streams d'un titre ancien de manière brutale et durable. L'exemple classique : "Dreams" de Fleetwood Mac, un titre de 1977 qui a connu un regain massif de streams en 2020 grâce à une vidéo virale sur TikTok, illustrant la capacité de réactivation latente d'un catalogue.

Les ventes physiques et téléchargements représentent une part résiduelle mais non nulle : 4,8 milliards de dollars en 2024. Le vinyle, notamment, est sur une dynamique propre, 18 années consécutives de croissance, +4,6 % en 2024.

L'intérêt pour l'investisseur, c'est la diversification intrinsèque de ces flux. Un catalogue ne dépend pas d'un seul canal. Si le streaming représente ~70 % des revenus, les ~30 % restants constituent un matelas de stabilité via la radio, la synchronisation et les droits de diffusion.

4. Décorrélation : le vrai argument financier

Au-delà du rendement, l'argument le plus puissant pour un allocataire d'actifs, c'est la décorrélation structurelle des droits musicaux par rapport aux marchés financiers traditionnels.

Les données historiques le confirment. Selon Goldman Sachs, les dépenses en musique enregistrée ont surpassé la croissance des dépenses personnelles de consommation (PCE) d'un facteur 2,4x depuis 2016 — une trajectoire complètement découplée du cycle économique. Pendant la Grande Récession de 2008-2009, alors que le S&P 500 chutait de plus de 50 %, les revenus du music publishing ont progressé de 4 %.

Pendant le COVID, alors que le live s'effondrait et que l'économie mondiale ralentissait, les revenus de streaming ont continué de croître.

💡 Pourquoi cette résilience ?

La consommation musicale est un comportement quotidien quasi incompressible. Les gens écoutent de la musique indépendamment du cours du pétrole, du niveau des taux ou de la politique monétaire. C'est un actif adossé à un usage réel.

Évidemment, comparé à d’autres actifs, le profil de risque diffère : liquidité plus faible, exposition au risque de titre individuel… Mais c'est un actif de rendement alternatif avec une corrélation proche de zéro aux marchés actions et obligataires.

5. Comment valorise-t-on un catalogue ?

C'est une question clé; et on entre ici dans un territoire que le lectorat de Nicolas appréciera, je l’espère.

Sur le marché professionnel, les catalogues sont valorisés sur la base de multiples des revenus des 12 derniers mois (LTM — Last Twelve Months). C'est la référence standard chez les fonds. Mais deux méthodes coexistent dans la pratique institutionnelle :

  1. L'analyse par multiples de marché (Market Multiple Analysis) — la plus courante. On rapporte le prix de transaction au NPS (Net Publisher Share, pour le publishing) ou au NLS (Net Label Share, pour les masters).

    D'après Shot Tower Capital, référence du secteur, voici les tendances 2024 :

    • Publishing : 16,1x NPS en moyenne (deals >20 M$), contre 16,7x en 2023. Avec les catalogues iconiques inclus : 17,5x NPS (vs 18,4x en 2023).

    • Masters : 13x NLS en moyenne (hors iconiques), contre 13,8x en 2023. Avec iconiques : 14,2x NLS (vs 15,2x en 2023).

    • Le pic historique des multiples : 2021 pour le publishing (19,4x NPS iconiques inclus), 2022 pour les masters (16,3x NLS iconiques inclus).

    La légère compression des multiples reflète la normalisation post-euphorie 2021 et l'impact des taux d'intérêt élevés sur le coût de financement des acquisitions. Mais Shot Tower anticipe une stabilisation autour de 15,1x (publishing) et 12x (masters) d'ici 2028 — des niveaux qui restent historiquement élevés.

  2. Le DCF (Discounted Cash Flow) — utilisé par les institutionnels pour pour les déploiements à au moins 8 chiffres. On projette les flux de royalties futures sur 10-30 ans (selon la durée résiduelle du copyright), avec un taux d'actualisation qui va varier selon le taux de régression calculé par l'acheteur.

    La clé : le taux de décroissance (decay rate) appliqué aux revenus. Un catalogue "evergreen" (classiques intemporels) se modélise avec un decay rate faible (1-3 % par an), tandis qu'un catalogue récent et dépendant de hits viraux intègre un decay plus agressif (5-10 % les premières années).

Pour donner des repères concrets sur les transactions récentes :

  • Queen : acquis par Sony pour environ 1,27 milliard de dollars en 2024 — la plus grosse transaction single artist de l'histoire.

  • Michael Jackson : Sony a racheté 50 % du catalogue pour 600 millions de dollars début 2024, valorisant l'ensemble à plus de 1,2 milliard.

  • Pink Floyd : masters acquis par Sony pour environ 400 millions de dollars, sur une base de revenus annuels d'environ 50 millions — soit un multiple d'environ 8x.

  • Daddy Yankee : catalogue acquis par Concord pour 217 millions de dollars.

  • Concord : l'ensemble de ses 1,3 million de copyrights (Beatles, Beyoncé, Ed Sheeran, Taylor Swift, Rolling Stones…) valorisé à 5,1 milliards de dollars lors de sa dernière émission ABS.

💡 Pour rendre cette logique accessible aux investisseurs particuliers, Bolero a développé un indicateur : le PRR (Price to Royalties Ratio).

C'est l'équivalent du PER en bourse, sauf qu'au lieu de diviser le prix par les bénéfices, on divise le prix d'une part par les royalties des 12 derniers mois.

Un PRR de 5 signifie que le prix correspond à 5 années de royalties au rythme actuel. Un PRR de 10, dix années. C'est une grille de lecture simple qui permet de comparer les catalogues entre eux et de situer leur valorisation par rapport aux standards du marché professionnel.

Et comme le PER en bourse, le PRR évolue : si le marché anticipe une hausse des royalties futures (tournée, viralité TikTok, placement en sync), certains investisseurs accepteront de payer plus cher — ce qui fait monter le PRR. Si les royalties augmentent ensuite effectivement, le PRR redescend mécaniquement.

5. Les droits musicaux comme outil de levier : l'actif préféré des institutionnels

Un signe de maturité rarement évoqué dans les articles grand public : la titrisation d'actifs musicaux est devenue un levier de financement standard pour les analystes des plus grands hedge funds et assureurs de ce monde.

Ce qui rend ces émissions obligataires adossées aux droits musicaux particulièrement attractives, c'est leur profil de risque limité. Les titres sont souvent accompagnés de garanties de cession, qui protègent les investisseurs d'un éventuel défaut de l'émetteur. Et les flux de royalties, suffisamment prévisibles dans le temps, offrent une couverture naturelle des taux d'intérêt. Une caractéristique rare dans l'univers obligataire.

💡 Le principe : adosser des émissions obligataires aux flux de royalties futurs d'un catalogue. Le précurseur ? Les Bowie Bonds de 1997. David Bowie avait levé 55 millions de dollars en titrisant les royalties de 287 chansons, avec un coupon de 7,9 % sur 10 ans (supérieur au Treasury 10 ans de l'époque à 6,37 %).

6. Les questions que tu te poses

« Est-ce que les revenus sont garantis ? »

Non. Les royalties dépendent de l'usage réel des morceaux. C'est un actif réel, pas un produit à capital garanti. En revanche, un catalogue diversifié (plusieurs titres, plusieurs genres, plusieurs artistes contributeurs) mutualise ce risque.

« Est-ce je peux bénéficier de garanties ou de sûreté sur mon investissement ? »

Tout à fait. Pour permettre à toutes et tous d’investir dans les droits musicaux, Bolero réalise des émissions obligataires. Cela signifie que l’actif qui vous expose au rendement de centaines ou milliers de chansons, est une obligation traçante.

Dès la création de l’instrument, Bolero protège les intérêts des obligataires avec une garantie de cession de créance. De cette manière, que l’émetteur fasse défaut ou qu’il soit en risque de procédure collective, la garantie est déclenchée pour que tous les flux de revenus ( ce qui fait la valeur de l’actif) soient redirigés aux obligataires plutôt qu’à l’émetteur.

« Que se passe-t-il si le streaming s'effondre ? »

Le marché du streaming est en croissance structurelle depuis plus de dix ans, porté par l'augmentation continue du nombre d'abonnés à l'échelle mondiale et les hausses de prix des plateformes.

Spotify a augmenté ses tarifs à plusieurs reprises, et les résultats Q4 2025 montrent un impact négligeable sur le churn (la perte de clients). Le streaming ad-supported (financé par la publicité), en revanche, progresse lentement (+1,2 % en 2024), un point de vigilance que Goldman Sachs note dans ses projections.

« Et l'IA, c'est un risque ? »

C'est une question légitime. Paradoxalement, les données montrent que le nombre total de titres uploadés quotidiennement sur les plateformes a diminué pour la première fois en 2024 (données Luminate), malgré la prolifération des outils de création musicale IA.

L'IFPI appelle à une régulation renforcée, les majors poussent pour que l'IA ne puisse pas être entraînée sur de la musique protégée sans consentement. Pour un détenteur de droits sur de la musique humaine authentique, l'IA pourrait en fait créer une prime de rareté à moyen terme.

Car c'est aussi une formidable opportunité: d'après les actions en justice répertoriées en Europe et aux Etats-unis, les éditeurs de logiciels d'IA vont devoir rémunérer les droits d'auteurs ayant servi à la création d'enregistrements via IA. Probablement une source de revenus à ajouter dans les prochaines années. D'où l'importance d'investir dans des chansons ancrées dans la culture et la consommation contemporaine.

« Pourquoi les artistes vendent-ils leurs droits ? »

Céder tout ou partie de ses droits ne signifie pas renoncer à sa musique. Pour beaucoup d'artistes, c'est un choix de financement : convertir des revenus futurs incertains en capital immédiat pour financer de nouveaux projets, re-structurer leur patrimoine, ou arbitrer dans un marché où les multiples sont élevés. Bob Dylan, Shakira, Dr. Dre, Queen, Pink Floyd, la logique est la même à chaque fois : transformer un flux long en liquidité. Taylor Swift a pris le chemin inverse en 2025, rachetant les masters de ses six premiers albums, confirmant que le contrôle des droits est un acte patrimonial majeur.

« C'est quoi la liquidité sur ce type d'actif ? »

C'est souvent la limite des investissements alternatifs. Justement, Bolero propose trois mécanismes sont structurés dès le départ : un buy-back proposé par la plateforme, un marché secondaire entre investisseurs, et la potentielle cession des actifs sous-jacents.

« Comment Bolero gagne de l'argent ? »

Bolero se rémunère via une commission prélevée sur les royalties distribuées et sur les transactions du marché secondaire.

7. Bolero : l'accès aux droits musicaux pour les particuliers

Il y a encore quelques années, l’investissement dans les droits musicaux nécessitait des tickets d’entrée de plusieurs millions d’euros, un territoire réservé aux fonds spécialisés et aux grands investisseurs institutionnels.

Les fondateurs de Bolero ont décidé d’en démocratiser l’accès en 2021, afin de permettre aux particuliers comme aux professionnels d’y investir.

Le savoir-faire de Bolero repose sur trois piliers : sourcer et valoriser les droits, les structurer en émissions obligataires, puis collecter les revenus dans le monde entier pour assurer la distribution des rendements.

25 000 investisseurs ont déjà rejoint la communauté.

8. USA Vol. 2 : le catalogue actuellement disponible

Avec 114 titres, USA Vol. 2 rassemble certains des morceaux les plus marquants de la scène pop et R&B américaine depuis le début des années 2010.

Ce sont des chansons jouées dans des stades, diffusées dans des milliers de supermarchés de la côte Ouest à la côte Est, reprises lors de tournées mondiales, et pour certaines, membres du club très fermé du “Billions Club” (1 milliard de streams atteint) ou nommées aux Grammy Awards.

Le catalogue relie également de nombreux projets et collaborations impliquant Beyoncé, SZA, Ed Sheeran, Kanye West, David Guetta, Camila Cabello, Maroon 5 ou encore Chris Brown.

Au-delà de ces noms, USA Vol. 2 fonctionne comme un véritable portefeuille musical : plusieurs genres, des titres issus de différentes époques de la pop américaine et des collaborations avec des artistes dont les audiences cumulées représentent des centaines de millions d’auditeurs mensuels.

Cette diversité est précisément ce qui soutient la stabilité des revenus du catalogue, comme le montrent ses performances passées.

📢 Message de Nicolas :

Précision importante : cet article n’est pas sponsorisé.

J’ai choisi de vous en parler car je trouve l’initiative intéressante et originale. L’investissement dans les droits musicaux est un sujet dont on entend très peu parler, alors qu’il combine plusieurs dimensions intéressantes :

→ une alternative de diversification
→ une exposition originale à l’économie de la musique
→ une performance potentielle intéressante

Néanmoins, n’oubliez pas que tout investissement est risqué avec un risque de perte partielle ou totale du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Assurez-vous que cela correspond à votre profil de risque.

👉 Retrouvez également les analyses détaillées de Bolero sur leur blog

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  • Risque de change : Les produits dont le sous-jacent cote en devise étrangère et s’ils ne sont pas couverts contre le risque de change (quanto), ils sont sensibles à l’évolution du taux de change.

  • Produits à l'effet de levier : L'effet de levier démultiplie le rendement du sous-jacent. En cas d'évolution défavorable du cours du sous-jacent, les pertes seront plus que proportionnelles à celles d'un investissement direct. L'effet de levier fonctionne à la hausse comme à la baisse.

  • Worst of : Certains produits se réfèrent à plusieurs sous-jacents. Ainsi, le degré de dépendance de l'évolution de la valeur des sous-jacents les uns par rapport aux autres (appelé corrélation) est essentiel pour évaluer le risque qu'au moins un sous-jacent atteigne sa barrière. Les investisseurs doivent savoir qu'en présence de plusieurs sous-jacents, c'est le sous-jacent qui a le moins bien évolué pendant la durée de vie des titres (structure dite « Worst-of ») qui est déterminant pour la détermination du montant du versement. Le risque de perte du capital investi est donc nettement plus élevé avec les structures Worst-of qu'avec les titres à un seul sous-jacent.

  • Risque de désactivation (Turbo) : Si le cours du sous-jacent atteint la barrière désactivante, le turbo en question sera automatiquement désactivé. Pour les Turbos à maturité et les Turbos infinis BEST, la perte en capital est alors totale. Pour les Turbos illimités, le produit est désactivé et la perte en capital peut aller d’une perte partielle à une perte totale du capital investi. Plus la barrière désactivante/prix d’exercice est proche du cours actuel du sous-jacent, plus le prix du produit est réduit et l’effet de levier important, et plus le risque de désactivation est élevé et inversement.

  • Risque de résiliation du produit : l’émetteur dispose d’un droit de résiliation des produits open-end. Ce droit peut être exercé selon les conditions prévues dans le Prospectus de Base.

  • Risque de spread : le spread appliqué au prix des produits est susceptible d’évoluer au cours du temps.

  • Risque de liquidité : une cotation en continue des produits n’est pas garantie. Il est possible que la cotation d’un produit soit momentanément interrompue.

Cette information n'est ni un conseil en placement ni une recommandation de placement ou de stratégie de placement, mais de la publicité. Les informations complètes sur les instruments financiers, y compris les risques, sont décrites dans le prospectus de base respectif, ainsi que tout supplément éventuel, et dans les Conditions Définitives respectives. Le prospectus de base et les Conditions Définitives respectifs constituent les seuls documents de vente contraignants pour les instruments financiers. Il est recommandé aux investisseurs potentiels de lire ces documents avant de prendre toute décision d'investissement afin de bien comprendre les risques et les avantages potentiels de la décision d'investir dans les instruments financiers. Les investisseurs peuvent télécharger ces documents et le document d'information clé sur le site Internet de l'émetteur, Vontobel Financial Products GmbH, Bockenheimer Landstrasse 24, 60323 Frankfurt am Main, Allemagne, sur prospectus.vontobel.com. En outre, le prospectus de base, tout supplément au prospectus de base et les Conditions Définitives sont disponibles gratuitement auprès de l'émetteur. L’approbation du prospectus ne doit pas être considérée comme un avis favorable sur les valeurs mobilières. Vous êtes sur le point d'acheter des instruments financiers qui ne sont pas faciles et qui peuvent être difficiles à comprendre. Ces informations contiennent une indication à des performances passées. Le rendement passé n'est pas un indicateur fiable des résultats futurs.

Document communiqué à l’AMF conformément à l’article 212-28 de son Règlement Général.

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