Lettre n°98 - Mercredi 6 mai

Cher lecteur, chère lectrice,

Je suis heureux de te retrouver pour une nouvelle édition de ma newsletter.

Cette semaine, on s'attaque au sujet que personne n'aime mais que tout le monde doit gérer : la déclaration de revenus. Charlie Bobillier, directrice juridique de Zonebourse, t'a préparé un guide complet sur la fiscalité des actions en compte-titres français, des comptes à l'étranger (Interactive Brokers, DeGiro, eToro), des cryptomonnaies, et la marche à suivre quand on s'est trompé.

PFU ou barème, abattements pour durée de détention, crédit d'impôt sur les dividendes étrangers : tu y trouveras les arbitrages qui peuvent te faire gagner plusieurs centaines d'euros à la prochaine déclaration.

Si tu es client d'un courtier étranger, je te parlerai ensuite d’un outil qui génère tes formulaires 3916, 2047 et 2074-CMV en moins de 10 minutes (avec un code promo pour les lecteurs).

Tu découvriras ensuite pourquoi les femmes surperforment nettement les hommes en bourse. Et pour finir, l'habituel point de marché, avec un focus sur le conflit USA - Iran.

Le Sud sauvage de l'ile de la Réunion, à côté de Cap Méchant

Les grandes lignes (16 min de lecture)

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🧾 Impôts 2026 : le guide complet
Un article rédigé par Charlie Bobillier, directrice juridique de Zonebourse.

La période de déclaration arrive. Et soyons honnêtes, c'est rarement la tâche la plus réjouissante du printemps. Entre les cases à cocher, les formulaires annexes et les arbitrages entre PFU et barème progressif, beaucoup d'investisseurs passent plus de temps à chercher la bonne case qu'à réduire leur facture fiscale.

Ce guide couvre les quatre sujets qui reviennent le plus chaque année : la fiscalité des actions sur un compte-titres français, le cas particulier des comptes à l'étranger (Interactive Brokers, DeGiro, eToro…), la fiscalité des cryptomonnaies, et ce qu'il faut faire quand on réalise qu'on s'est trompé.

Dates limites de déclaration 2026

💡 Précisions utiles avant de commencer :

La déclaration 2026 porte sur les revenus perçus en 2025.

Et tout ce qu'on va voir ici concerne les placements détenus en direct : si tu investis uniquement via PEA, assurance-vie, PEE, PER ou PEAC la fiscalité est beaucoup plus douce et tu n'as presque rien à déclarer sur les gains tant que tu ne retires pas.

1. Fiscalité des actions sur compte-titres français

Commençons par le socle. Les actions détenues sur un compte-titres ordinaire français génèrent deux types de revenus imposables : les plus-values (quand tu vends avec un gain) et les dividendes.

Le principe : PFU à 31,4 % par défaut

Depuis 2018, les revenus du capital sont imposés par défaut au PFU. Pour la déclaration 2026, l’impôt sur le revenu reste fixé à 12,8 %. Depuis 2026, les prélèvements sociaux sont désormais de 18,6 % pour les plus-values mobilières et certains revenus non prélevés à l’encaissement, soit un total de 31,4 %.

Attention toutefois : la plupart des revenus mobiliers versés en 2025, comme les dividendes prélevés par un établissement payeur, ont supporté les prélèvements sociaux au taux de 17,2 % lors de leur encaissement. À partir du 1er janvier 2026, le taux passe à 18,6 %.

Ce qui est concerné : intérêts bancaires (y compris les intérêts du compte espèces lié à ton compte-titres), coupons d'obligation, dividendes, plus-values sur actions, gains sur instruments financiers à terme, retraits sur PEA de moins de 5 ans, intérêts issus du crypto lending, certains rachats sur contrats d'assurance-vie.

💡 Les prélèvements sociaux ne sont pas un impôt à proprement parler. C'est l'équivalent des cotisations sociales prélevées sur un salaire, qui financent la Sécurité sociale, les retraites, etc. Ils s'appliquent même quand les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu. C'est pour ça qu'un PEA de plus de 5 ans, exonéré d'IR, reste soumis à 18,6 % de prélèvements sociaux.

L'alternative : le barème progressif de l'impôt sur le revenu

Tu peux refuser l'application de la flat tax et intégrer tes revenus du capital à ton revenu global. Ils sont alors imposés au barème progressif, comme ton salaire. Ce choix s'exerce chaque année, et il concerne l'ensemble de tes revenus du capital : tu ne peux pas dire "barème progressif pour mes dividendes mais flat tax pour mes plus-values".

Pourquoi choisir le barème ? Parce que si ton taux marginal d'imposition (TMI) est faible, tu peux payer moins que 12,8 % sur tes revenus du capital. Et parce que le barème ouvre droit à des avantages que la flat tax ne donne pas :

  • Abattement de 40 % sur les dividendes éligibles (quasiment tous le sont)

  • Abattement pour durée de détention sur les plus-values, mais uniquement pour les actions acquises avant le 1er janvier 2018 : 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà de 8 ans

  • Déductibilité de la CSG à hauteur de 6,8 points.

  • Déduction de certaines dépenses (on y revient plus bas)

Dans tous les cas, les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur l'intégralité du revenu, peu importe l'option choisie.

À cela peuvent s’ajouter deux contributions pour les hauts revenus. La CEHR s’applique à partir de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule, ou 500 000 € pour un couple, avec des taux de 3 % puis 4 %. Pour les revenus 2025, il faut aussi tenir compte de la CDHR, reconduite pour assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus.

Comment choisir concrètement

Le critère principal, c'est ton TMI. Si tu es dans une des deux premières tranches du barème (0 % ou 11 %), le barème progressif est probablement plus intéressant. Dès que tu passes à 30 %, la flat tax commence à reprendre l'avantage... sauf cas particuliers liés aux abattements.

Pour les dividendes : l'abattement de 40 % ne change pas grand-chose à l'arbitrage, et la flat tax reste plus intéressante dès que ton TMI atteint 30 %.

Pour les plus-values : en optant pour le barème, tu peux bénéficier de l'abattement pour durée de détention. Mais ça ne change le seuil d'attractivité qu'au-delà de 8 ans de détention (abattement de 65 %), et uniquement sur les actions acquises avant 2018.

💡 Depuis la déclaration 2020, le système fiscal te prévient en fin de déclaration en ligne si le barème progressif est plus favorable pour toi. Tu peux alors revenir en arrière et modifier ton choix avant de valider. Profite de cette info.

Trois effets de bord à garder en tête si tu optes pour le barème :

  1. En intégrant tes revenus du capital à ton revenu global, tu peux passer dans la tranche supérieure et augmenter mécaniquement ton TMI.

  2. Tu augmentes ton revenu fiscal de référence (RFR), qui sert de base au calcul de certaines aides, du prix des services publics (crèche, cantine), de la CEHR et de la dispense d'acompte sur les dividendes. Surveille ton RFR, pas uniquement ton revenu net imposable.

  3. Tu diminues ton taux de prélèvement à la source pour l'année suivante, qui sera régularisé lors de la prochaine déclaration.

Déclarer ses plus-values : où ça se passe

À l'étape 3 de ta déclaration, tu sélectionnes "plus-values et gains divers". Les montants sont normalement pré-remplis à partir de l'IFU (Imprimé Fiscal Unique) transmis par ton intermédiaire français. Vérifie-les quand même.

Le processus en ordre :

  1. Compensation : si tu as réalisé à la fois des plus-values et des moins-values, tu dois les compenser entre elles pour obtenir un solde net. Tu n'as pas le choix, tu ne peux pas garder tes moins-values pour plus tard.

  2. Si solde négatif : déclaration en case 3VH. Ta moins-value est alors reportable sur les 10 années suivantes.

  3. Si solde positif : tu passes à l'imputation des moins-values antérieures, via le formulaire annexe 2074-CMV qui suit ton stock de moins-values reportées.

  4. Abattement pour durée de détention : uniquement si tu optes pour le barème progressif et uniquement pour les actions acquises avant 2018.

Trois astuces pour réduire ta facture

Astuce 1 : l'ordre d'imputation des moins-values antérieures. Tu es libre de choisir sur quelles plus-values tu imputes tes moins-values reportées. Ordre privilégié : d'abord sur les plus-values non éligibles à l'abattement, puis sur celles éligibles mais qui n'en bénéficient pas, puis sur celles à 50 % d'abattement, et en dernier sur celles à 65 %. Pourquoi ? Pour préserver au maximum les plus-values qui sont déjà amorties fiscalement par l'abattement.

Astuce 2 : la gestion de la durée de détention. Si tu détiens encore des actions acquises avant 2018, surveille la date d'acquisition. Vendre à 7 ans et 11 mois, c'est passer à côté du bond d'abattement à 65 % qui s'enclenche à 8 ans. Quelques semaines de patience peuvent valoir plusieurs milliers d'euros selon le montant de la plus-value.

Astuce 3 : le nettoyage de portefeuille en fin d'année. Deux techniques combinables :

  • Purge de moins-values : si tu as des moins-values antérieures qui approchent de la limite des 10 ans, tu peux extérioriser une plus-value (sur une ligne en gain) pour l'absorber avant qu'elle ne soit définitivement perdue. Tu rachètes dans la foulée pour ne pas sortir du marché.

  • Acheté-vendu : tu vends une ligne en plus-value et tu rachètes immédiatement. Tu figes ainsi le gain fiscalement tout en restant investi. Utile surtout quand tu sais que tu auras besoin de cette plus-value pour absorber une moins-value reportable qui arrive à échéance.

Attention : si tu combines avec l'astuce 1, utilise en priorité une plus-value qui ne bénéficie pas de l'abattement. L'objectif est de ne pas "gâcher" une plus-value déjà bien traitée.

Déclarer ses dividendes français

À l'étape 3 de ta déclaration, tu sélectionnes "revenus de capitaux mobiliers". Deux étapes chronologiques :

1. Au moment de la perception : l'établissement a prélevé, en 2025, un acompte à la source de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). C'est le Prélèvement Forfaitaire Non Libératoire.

2. L'année suivante, dans la déclaration : les dividendes sont soumis au PFU ou intégrés au revenu global selon ton choix, et l'acompte déjà prélevé est déduit pour éviter la double imposition.

Les cases à connaître :

  • 2DC : montant brut des dividendes versés (pré-rempli, à vérifier)

  • 2CK : montant de l'IR prélevé à la source (12,8 %)

  • 2BH : montant des revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux en 2025 et ouvrant droit à CSG déductible si tu optes pour le barème.

  • 2CA : Si tu optes pour le barème, les frais et charges déductibles ne doivent pas être retranchés directement des dividendes. Ils doivent être déclarés dans cette case

💡 Tu peux demander à être dispensé de cet acompte de 12,8 % si ton revenu fiscal de référence de l'année N-2 est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple). La demande se fait par simple déclaration sur l'honneur transmise à ton établissement avant le 30 novembre de l'année précédant la perception des dividendes. Attention, la dispense n'est pas reconduite automatiquement, il faut la renouveler chaque année.

La déduction des dépenses

Si tu optes pour le barème progressif, tu peux déduire certaines dépenses de tes revenus du capital. Cette case n'est généralement pas pré-remplie par le fisc, donc pense à la cocher si tu es concerné.

Ce qui est déductible :

  • Les frais de garde (droits de garde des titres)

Ce qui n'est pas déductible :

  • Les frais de courtage

  • Les abonnements à des journaux ou services financiers (pas la peine d'essayer, ton abonnement Zonebourse ne passera pas)

  • Les intérêts débiteurs, par exemple ceux liés à une vente à découvert

2. Tu as un compte-titres à l'étranger ? Lis attentivement

Tu es client Interactive Brokers, DeGiro, eToro ou tout autre courtier basé hors de France ? Le traitement fiscal de fond est identique à un compte français : PFU ou barème, même taux, mêmes mécanismes. Mais les modalités déclaratives changent complètement.

La différence essentielle : ton courtier étranger n'est pas tenu de transmettre un IFU à l'administration fiscale française. Donc c'est à toi de calculer tes plus et moins-values, de suivre tes durées de détention, d'appliquer les éventuels abattements. Rien d'insurmontable, juste un peu plus de rigueur.

Étape 1 : déclarer l'existence du compte

Formulaire 3916 (ou 3916-bis pour les cryptos, on y revient plus bas), à remplir :

  • Dès l'ouverture du compte

  • Chaque année tant qu'il reste ouvert, même s'il est inactif ou quasi vide

Point qui surprend : le formulaire ne prévoit pas de case "compte-titres" en tant que telle. Tu dois sélectionner "compte bancaire", puis "autres", et préciser "compte-titres" à la main. Tu auras besoin de l'adresse exacte de ton courtier et de ton numéro de compte, que tu trouveras dans les paramètres de ton compte en ligne.

💡 L'amende pour compte non déclaré s'élève à 750 € par compte, et grimpe à 1 500 € si la valeur du compte a dépassé 50 000 € à un moment quelconque de l'année. Avec en plus une majoration pour manquement délibéré (40 à 80 %) et les intérêts de retard si tu te fais prendre à l'occasion d'un contrôle. Inutile d'essayer de jouer.

Étape 2 : déclarer tes plus-values

Deux formulaires à combiner :

  • 2047 parce que tu as perçu des revenus à l'étranger

  • 2074 parce que ton intermédiaire ne fournit pas d'IFU et que c'est à toi de calculer

Le formulaire 2074 se remplit valeur par valeur. C'est fastidieux : pour chaque ligne vendue, tu indiques le prix d'acquisition, le prix de cession, et le formulaire calcule la plus ou moins-value.

Une fois le total obtenu, tu suis le même processus que pour un compte français :

  1. Calcul des plus et moins-values

  2. Compensation entre elles

  3. Imputation des moins-values antérieures

  4. Abattement pour durée de détention (barème progressif uniquement, actions pré-2018)

💡 Tous les montants doivent être en euros. Si tu as acheté ou vendu dans une autre devise, pense à convertir au taux en vigueur à la date de chaque opération. Pour les retraits importants, c'est toi qui dois faire le boulot. Garde bien les justificatifs.

Pense aussi à reporter le montant de la plus-value nette, ainsi que l'éventuel abattement, dans le cadre 3 de la déclaration 2047.

Parce qu'une image vaut 100 mots, retrouvez ci-dessous les étapes à suivre et les cases à remplir (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :

Étape 3 : les dividendes français perçus à l'étranger

Cas fréquent : tu as acheté des actions françaises (TotalEnergies, LVMH, Sanofi...) sur ton compte Degiro ou Interactive Brokers. Les dividendes tombent sur ce compte étranger, mais la société qui les verse est bien française.

Dans ce cas, c'est à toi de déclarer la perception des dividendes et de verser l'acompte de 30 %, via le formulaire 2778-DIV, avant le 15 du mois suivant l'encaissement. Si tu bénéficies de la dispense d'acompte (RFR sous le seuil), tu ne paies que les prélèvements sociaux.

L'année suivante, dans ta déclaration générale, tu régularises comme s'il s'agissait de dividendes perçus en France, avec une subtilité : tu dois aussi les renseigner sur le formulaire 2047, ligne 260. Et tu reportes en ligne 273 le montant d'IR retenu l'année précédente (12,8 %) et en ligne 272 le montant des prélèvements sociaux, pour éviter de les payer deux fois.

Étape 4 : les dividendes étrangers et la double imposition

Les dividendes versés par une société étrangère (Microsoft, Apple, Nestlé, Novartis, Allianz...) subissent généralement une retenue à la source dans le pays d'origine. Puis la France réclame sa part quand tu déclares. Sans précaution, tu peux te retrouver imposé deux fois.

Le mécanisme pour l'éviter passe par le crédit d'impôt conventionnel. La plupart des conventions fiscales signées par la France plafonnent la retenue à la source étrangère à 15 %. En pratique, certains pays prélèvent plus :

  • Allemagne : 26,375 %

  • Suisse : 35 %

  • Belgique : 30 %

La neutralisation de la double imposition se fait en deux temps :

  1. En France : tu bénéficies d'un crédit d'impôt équivalent à la retenue conventionnelle (15 % dans la plupart des cas), à reporter dans le cadre 7 de la 2047 et en case 8VL de la déclaration principale.

  2. Dans le pays d'origine : tu peux demander le remboursement de la différence entre ce qui a été prélevé réellement (par exemple 30 % en Belgique) et le plafond conventionnel (15 %). Cette démarche se fait directement auprès de l'administration fiscale locale. C'est toi qui dois la lancer.

💡 Exemple concret. Tu perçois en 2025 un dividende brut de 100 € d'une société belge (Solvay par exemple) sur ton compte Interactive Brokers. La Belgique prélève 30 € à la source. Tu perçois donc 70 €. Pour ta déclaration en France :

  • Montant à déclarer en case 2DC : 82 € (70 € net + 12 € de crédit d'impôt, calculé en appliquant 17,7 % au net)

  • Crédit d'impôt à reporter en case 8VL : 12 €

  • Imposition française : 26 € (PFU 31,4 % sur 82 €) moins 12 € de crédit d'impôt = 14 €

  • Imposition totale cumulée : 30 € (Belgique) + 14 € (France) = 44 €

  • Puis tu demandes au fisc belge le remboursement de 15 € (différence entre 30 % prélevé et 15 % conventionnel)

  • Imposition finale après remboursement : 44 € - 15 € = 29 €

Le détail est chronophage, surtout si tu as beaucoup de lignes étrangères. Mais sur plusieurs milliers d'euros de dividendes annuels, récupérer 15 points de retenue à la source peut vite valoir le temps passé.

Exemple : crédit d’impôt sur dividende belge de 100€ 

3. Les cryptomonnaies : un régime à part

La fiscalité des cryptos existe depuis 2019, mais le régime ne s'est vraiment stabilisé qu'au 1er janvier 2023. Elle ressemble à celle des autres revenus du capital sans être identique, et les différences comptent.

Ce qui est imposé :

On parle ici des actifs numériques au sens fiscal : cryptomonnaies classiques, stablecoins, tokens. Ce qui déclenche une imposition :

  • Toute cession de crypto contre une monnaie fiat (euro, dollar...), y compris si l'argent reste sur le compte de la plateforme

  • Tout paiement en crypto pour un bien ou un service

  • Toute cession avec soulte (versement d'une somme complémentaire en plus de l'échange)

Ce qui ne déclenche pas d'imposition :

  • Les opérations crypto-crypto (échanger du Bitcoin contre de l'Ethereum par exemple) sont considérées comme des opérations intercalaires, non imposées

💡 Si tu as réalisé moins de 305 € de cession imposable sur l'année, tu es exonéré d'impôt et de prélèvements sociaux. Attention, c'est le montant total des cessions qui compte, pas la plus-value. Et tu restes tenu de déclarer, même exonéré.

Le régime d'imposition

Pour un investisseur privé, les plus-values sur actifs numériques sont soumises par défaut au PFU de 31,4 %. Depuis le 1er janvier 2023, tu peux aussi opter pour le barème progressif, avec une particularité : ce choix concerne uniquement les cryptos et est indépendant de ton choix pour les autres revenus du capital.

Deux spécificités lourdes à connaître :

  1. Les moins-values crypto sont des pertes sèches. Tu ne peux pas les compenser avec des plus-values sur actions, obligations ou autres actifs classiques. Et tu ne peux pas les reporter sur les 10 années suivantes comme pour les actions. Si tu es en moins-value globale sur l'année, elle est tout simplement perdue fiscalement.

  2. La formule de calcul est spécifique. Pour chaque cession imposable :

    Plus-value = Prix de cession − [Prix total d'acquisition × (Prix de cession / Valeur globale du portefeuille)]

L'idée est de retenir une fraction du prix total d'acquisition, proportionnelle à ce que représente la cession dans la valeur globale du portefeuille au moment de l'opération.

Bonne nouvelle par rapport aux actions : les frais payés aux plateformes lors des cessions sont déductibles du prix de cession. Les frais payés aux mineurs aussi. À l'inverse, les frais de courtage sur actions ne sont pas déductibles. Pense à les retrancher.

💡 Un exemple chiffré pour poser les idées

Imaginons trois opérations en 2025 :

Opération 1 (mars) : tu achètes pour 1 000 € de Solana. En mars, ton portefeuille vaut 1 300 € et tu vends pour 510 € (avec 10 € de frais). Prix de cession net = 500 €.

  • Plus-value = 500 − [1 000 × (510 / 1 300)] = 500 − 392 = 108 €

Opération 2 (septembre) : tu paies un ordinateur 700 € en crypto. Ton portefeuille vaut 1 100 € à ce moment. Le prix total d'acquisition résiduel, après la cession de mars, est de 608 € (1 000 − 392).

  • Plus-value = 700 − [608 × (700 / 1 100)] = 700 − 387 = 313 €

Opération 3 (novembre) : tu vends 4 Litecoin pour 300 € (10 € de frais). Prix de cession net = 290 €. Valeur du portefeuille = 600 €. Prix total d'acquisition résiduel = 221 €.

  • Plus-value = 290 − [221 × (290 / 600)] = 290 − 107 = 180 € (environ)

Total des plus-values = 108 + 313 + 180 = 601 €
Impôt au PFU = 601 × 31,4 % = 189 €

Les formulaires à remplir

Trois formulaires dans l'ordre :

  1. 3916-bis : déclaration du compte étranger (la majorité des plateformes crypto sont à l'étranger). Même logique que pour un compte-titres étranger, à faire chaque année tant que le compte est ouvert.

  2. 2086 : détail des cessions opération par opération. Pour chacune, tu indiques le prix de cession, les frais, le prix total d'acquisition, la valeur globale du portefeuille, et la plus ou moins-value.

  3. 2042 C : report de la plus-value nette en case 3AN (gain) ou de la moins-value en case 3BN (perte).

💡 Si ton total de cessions annuelles est inférieur ou égal à 305 €, tu es dispensé de calculer la plus-value mais tu dois quand même déclarer les cessions. Pas de passe-droit sur l'obligation déclarative.

Les autres revenus crypto : mining, staking, lending

Les revenus générés par le mining, le staking, le lending, le pooling, le farming sont acquis gratuitement en contrepartie d'une participation au fonctionnement d'un protocole. Ils ne rentrent pas dans le régime des plus-values de cession.

Fiscalement, ils sont traités comme des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Tu calcules chaque année le bénéfice imposable en partant du principe que la valeur d'acquisition de ces revenus est nulle (ils ont été reçus gratuitement). Le bénéfice intègre ton revenu global et est soumis à l'impôt sur le revenu au barème progressif plus prélèvements sociaux.

Le cas des NFT

Le cas des NFT reste plus délicat. Selon la nature du NFT et des droits attachés, plusieurs qualifications fiscales peuvent être discutées. Certains cas peuvent relever du régime des plus-values sur biens meubles, mais ce n’est pas une règle universelle. Pour un NFT de valeur significative, il vaut mieux sécuriser la qualification avant de déclarer.

Mais, si les NFT relèvent du régime des plus-values sur biens meubles, ils sont catégorisés comme la vente d'un bateau de plaisance.

  • Cession inférieure ou égale à 5 000 € : exonérée d'impôt

  • Cession au-delà de 5 000 € : imposition à 36,2 % (19 % d'IR + 17,2 % de PS), avec un abattement de 5 % par année de détention à partir de la deuxième année. Soit une exonération totale après 22 ans.

  • Déclaration : formulaire 2048-M, dans le mois qui suit la cession, puis report sur la déclaration globale de revenus

Si ton NFT est considéré comme un objet d'art (ce qui est loin d'être acquis), tu as une option alternative : la taxe forfaitaire sur les objets précieux à 6,5 % sur le montant de la cession (pas de la plus-value), via le formulaire 2091-SD. Tu peux aussi choisir de rester sous le régime classique à 36,2 % en utilisant le formulaire 2092.

Investisseur pro ou particulier : le critère a changé en 2023

Jusqu'en 2022, la distinction reposait sur la notion d'opération "habituelle". Depuis le 1er janvier 2023, le critère est aligné sur ce qui existe pour l'investissement boursier classique : le fisc regarde la sophistication des techniques employées, le savoir-faire déployé, le temps passé. En gros, si tu utilises des outils de pro, tu risques d'être qualifié de pro.

Particularité qui n'existe pas pour les actions : le fait de bénéficier de tarifs préférentiels en contrepartie d'un engagement à trader un certain volume mensuel peut faire pencher la balance côté professionnel. Si tu es dans ce cas et que tu te demandes où tu te situes, consulte un avocat fiscaliste ou un expert-comptable avant de déclarer.

Les professionnels sont imposés dans la catégorie des BNC. Tu ne calcules pas une plus-value de cession mais un bénéfice imposable, soumis à l'IR au barème et aux prélèvements sociaux, avec un abattement possible de 34 % si tu remplis les conditions.

4. Tu t'es trompé dans ta déclaration ? Pas de panique.

Se tromper arrive, surtout avec autant de cases à remplir. Le fisc a prévu plusieurs fenêtres pour corriger le tir, pendant et après la période de déclaration.

Pendant la période de déclaration

Tu peux modifier ta déclaration autant de fois que nécessaire jusqu'à la date limite de ton département. Il te suffit de te connecter à ton espace particulier sur impots.gouv.fr, de sélectionner ta déclaration, de la modifier, et de valider à nouveau. La dernière version enregistrée avant la date limite est considérée comme définitive.

Mets-toi un rappel la veille de ta date limite pour faire une dernière relecture tranquille. C'est le moment où tu peux encore tout changer sans formalité.

Après la date limite

Un service de correction en ligne est ouvert chaque année de mi-août à mi-décembre. Tu te reconnectes à ton espace particulier et tu peux rectifier ta déclaration. Dans les trois semaines, tu reçois un avis d'imposition correctif, avec le nouveau montant dû et un taux de prélèvement à la source recalculé.

C'est utile si tu réalises une erreur en relisant ton avis, ou si tu as oublié un justificatif arrivé en retard. La procédure est simple et sans garantie à fournir.

Après l'avis d'imposition : la réclamation

Si tu te rends compte de l'erreur seulement après la fermeture du service de correction, tu passes par la procédure de réclamation. Tu as jusqu'au 31 décembre 2028 pour corriger la déclaration des revenus 2025, soit trois années après l'année d'imposition.

La démarche se fait directement depuis ton espace particulier, rubrique "Je signale une erreur sur le calcul de mon impôt". Tu décris précisément l'erreur et tu joins les justificatifs.

💡 Cette démarche ne te dispense pas du paiement. Si tu veux suspendre le paiement en attendant la réponse, tu dois demander un sursis de paiement, directement depuis le formulaire de réclamation. À manier avec précaution : 

  • Des garanties de paiement peuvent t'être demandées si ta contestation porte sur au moins 4 500 €.

  • Si ta réclamation est finalement rejetée, tu seras redevable de la majoration de 10 % pour paiement tardif, en plus de tes impôts.

Le fisc te répond dans un délai de 6 mois. Si ta réclamation aboutit, le trop-perçu t'est remboursé (sauf bien sûr si tu as demandé un sursis de paiement). Si elle est rejetée, tu peux encore saisir le tribunal administratif, mais on sort du cadre de cet article.

Quelques repères pour cette année

Se tromper dans sa déclaration n'a rien d'exceptionnel ni de définitif. Le fisc a aménagé plusieurs possibilités de corriger le tir, pendant comme après la période de déclaration. Plus tu t'y prends tôt, plus la procédure est simple.

Pour les situations complexes ou les montants importants (rectification portant sur plusieurs milliers d'euros, patrimoine crypto significatif, comptes multiples à l'étranger), l'accompagnement par un professionnel peut éviter bien des ennuis. Le coût d'un expert-comptable ou d'un avocat fiscaliste est souvent dérisoire comparé au coût d'un redressement qui tombe mal.

Dernière chose. Garde tous tes justificatifs. Avis d'opérés, relevés de compte, tableaux de calcul crypto, captures d'écran des cours de change utilisés... Tant que le délai de prescription court, tu dois pouvoir reconstituer ta déclaration ligne par ligne si le fisc te le demande.

Bonne déclaration !

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Je vais vous montrer comment régler toute votre déclaration de revenus (3916, 2047, 2074-CMV, 2042) en moins de 10 minutes.

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  1. Vous importez votre relevé de courtier
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  2. L'outil extrait les transactions, calcule vos plus-values, traite vos dividendes et intérêts, convertit les devises au taux officiel.

  3. Il vous génère les formulaires 3916, 2047, 2074-CMV prêts et vous donne les cases à copier/coller sur impots.gouv.fr.

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🧑‍💼 Pourquoi les femmes battent les hommes en bourse ?

3%… C'est l'écart de performance en bourse entre les femmes et les hommes en 2025, d'après les données à grande échelle de Trade Republic.

Pourquoi les femmes qui investissent obtiennent-elles de meilleurs résultats que les hommes ?
Et pourquoi restent-elles malgré tout bien moins nombreuses à le faire ?

Réponses dans la vidéo ci-dessous :
https://youtu.be/RdnCeiZt2t0

📺 Point de marché

  • Dernier épisode avant début juin, déplacement pro puis vacances en mai

  • Carton plein sur les indices

  • Zoom sur les métaux

Vous pouvez regarder le replay en cliquant ci-dessous :

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Les formations certifiées Nicolas Chéron

Vous êtes beaucoup de lecteurs à me demander si je propose une formation pour investir en bourse. La réponse : non, je n’en ai pas créé une à titre personnel.

Mais, après 20 ans sur les marché, j'ai sélectionné pour vous les meilleurs parcours de formation selon votre niveau de maîtrise de la bourse, vos objectifs d'investissement... et vos péchés mignons. Garanti sans marchands de rêve.

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Produits à effet de levier présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance

⚠️ Disclaimer : Le guide présenté dans cette édition a été conçu pour rendre la déclaration plus lisible et plus simple à comprendre, mais la fiscalité évolue vite et chaque situation personnelle peut modifier le traitement applicable.

Malgré le soin apporté à sa rédaction, des erreurs ou approximations peuvent subsister : référez-vous toujours aux documents officiels de l’administration fiscale, à votre espace impots.gouv.fr et, en cas de doute, à un professionnel.

C’est la partie “Soyons des adultes”. Avertissements sur les risques.

Les partenaires cités sont des collaborations commerciales.

Les informations, graphiques, chiffres, opinions ou commentaires mis à disposition par Nicolas Chéron s’adressent à des investisseurs disposant des connaissances et expériences nécessaires pour comprendre et apprécier les informations développées. Ces informations sont données à titre informatif et ne représentent en aucun cas une obligation d’investissement ni une offre ou sollicitation d’acquérir ou de vendre des produits ou services financiers.

L’investisseur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans recours contre Nicolas Chéron, qui n’est pas responsable en cas d’erreur, d’omission, d’investissement inopportun ou d’évolution du marché défavorable aux opérations réalisées.

Le placement en bourse est risqué. Vous pouvez subir des pertes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, elles ne sont pas constantes dans le temps et ne constituent en aucun cas une garantie future de performance ou de capital. Les références à des classements et récompenses passés ne préjugent pas des classements ou des récompenses à venir.

Les contenus de ces e-mails ne sont pas des conseils juridiques, fiscaux ou en investissement. Les informations dispensées sont de nature éducative et générale et ne sont pas des conseils en investissement, au sens des articles L. 321-1 et D. 321-1 du Code Monétaire et Financier.

Bank Vontobel Europe AG rémunère financièrement Nicolas Cheron pour la mention publicitaire de ses produits, toutefois elle ne participe à aucun moment à la sélection d’un produit spécifique.

Produits à effet de levier présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance

Les produits Vontobel sont des produits complexes qui peuvent être difficiles à comprendre. Ils s’adressent uniquement à des investisseurs avertis, professionnels ou non professionnels, disposant de connaissances suffisantes des spécificités de ces produits.

Les facteurs de risques sont notamment :

  • Risque de marché : Les investisseurs doivent garder à l’esprit que l’évolution du cours des actions des entreprises susmentionnées dépend de nombreux facteurs d’influence entrepreneuriaux, conjoncturels et économiques, qui doivent être pris en compte lors de la formation d’une opinion de marché correspondante. Le cours des actions peut toujours évoluer différemment de ce que les investisseurs attendent, ce qui peut entraîner des pertes. De plus, les performances passées et les opinions des analystes ne sont pas des indicateurs pour l’avenir.

  • Risque de crédit : En acquérant ces produits, l’investisseur prend un risque de crédit sur l’émetteur (Vontobel Financial Products GmbH, Frankfurt am Main) et sur son garant (Bank Vontobel Europe AG) éventuel. Une perte totale du capital investi est possible. En tant que titres de créance, les produits ne sont pas soumis à une garantie des dépôts

  • Risque de perte du capital : Les produits émis par Vontobel peuvent présenter une perte en capital. La perte du capital investi peut même être totale en cas d’évolution particulièrement défavorable du sous-jacent.

  • Risque de change : Les produits dont le sous-jacent cote en devise étrangère et s’ils ne sont pas couverts contre le risque de change (quanto), ils sont sensibles à l’évolution du taux de change.

  • Produits à l'effet de levier : L'effet de levier démultiplie le rendement du sous-jacent. En cas d'évolution défavorable du cours du sous-jacent, les pertes seront plus que proportionnelles à celles d'un investissement direct. L'effet de levier fonctionne à la hausse comme à la baisse.

  • Worst of : Certains produits se réfèrent à plusieurs sous-jacents. Ainsi, le degré de dépendance de l'évolution de la valeur des sous-jacents les uns par rapport aux autres (appelé corrélation) est essentiel pour évaluer le risque qu'au moins un sous-jacent atteigne sa barrière. Les investisseurs doivent savoir qu'en présence de plusieurs sous-jacents, c'est le sous-jacent qui a le moins bien évolué pendant la durée de vie des titres (structure dite « Worst-of ») qui est déterminant pour la détermination du montant du versement. Le risque de perte du capital investi est donc nettement plus élevé avec les structures Worst-of qu'avec les titres à un seul sous-jacent.

  • Risque de désactivation (Turbo) : Si le cours du sous-jacent atteint la barrière désactivante, le turbo en question sera automatiquement désactivé. Pour les Turbos à maturité et les Turbos infinis BEST, la perte en capital est alors totale. Pour les Turbos illimités, le produit est désactivé et la perte en capital peut aller d’une perte partielle à une perte totale du capital investi. Plus la barrière désactivante/prix d’exercice est proche du cours actuel du sous-jacent, plus le prix du produit est réduit et l’effet de levier important, et plus le risque de désactivation est élevé et inversement.

  • Risque de résiliation du produit : l’émetteur dispose d’un droit de résiliation des produits open-end. Ce droit peut être exercé selon les conditions prévues dans le Prospectus de Base.

  • Risque de spread : le spread appliqué au prix des produits est susceptible d’évoluer au cours du temps.

  • Risque de liquidité : une cotation en continue des produits n’est pas garantie. Il est possible que la cotation d’un produit soit momentanément interrompue.

Cette information n'est ni un conseil en placement ni une recommandation de placement ou de stratégie de placement, mais de la publicité. Les informations complètes sur les instruments financiers, y compris les risques, sont décrites dans le prospectus de base respectif, ainsi que tout supplément éventuel, et dans les Conditions Définitives respectives. Le prospectus de base et les Conditions Définitives respectifs constituent les seuls documents de vente contraignants pour les instruments financiers. Il est recommandé aux investisseurs potentiels de lire ces documents avant de prendre toute décision d'investissement afin de bien comprendre les risques et les avantages potentiels de la décision d'investir dans les instruments financiers. Les investisseurs peuvent télécharger ces documents et le document d'information clé sur le site Internet de l'émetteur, Vontobel Financial Products GmbH, Bockenheimer Landstrasse 24, 60323 Frankfurt am Main, Allemagne, sur prospectus.vontobel.com. En outre, le prospectus de base, tout supplément au prospectus de base et les Conditions Définitives sont disponibles gratuitement auprès de l'émetteur. L’approbation du prospectus ne doit pas être considérée comme un avis favorable sur les valeurs mobilières. Vous êtes sur le point d'acheter des instruments financiers qui ne sont pas faciles et qui peuvent être difficiles à comprendre. Ces informations contiennent une indication à des performances passées. Le rendement passé n'est pas un indicateur fiable des résultats futurs.

Document communiqué à l’AMF conformément à l’article 212-28 de son Règlement Général.

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