Lettre n°106 - Mercredi 9 septembre

Cher lecteur, chère lectrice,

Je suis heureux de te retrouver pour une nouvelle édition de ma newsletter.

Cette semaine, on parle de l’Or. Pourquoi les banques centrales en achètent-elles autant alors que les investisseurs occidentaux vendent leur ETF ?

Laurent Maurel, spécialiste des métaux, fondateur du site Recherche Bay, t'explique ce que les banques centrales ont compris : le problème se situe du côté des obligations d'État, ce fameux actif "sans risque" qui vient de faire perdre plus de 70 % à ceux qui détenaient de la dette autrichienne, britannique ou française à très longue échéance.

Je te partagerai ensuite ma façon de profiter du repli de l'or depuis mars, avec Jean-Michel DCA qui achète son once chaque année sans regarder le cours.

Puis deux vidéos : la règle des 4 % et le capital qu'il faut vraiment pour être rentier en France, et l'histoire de Palantir : l’entreprise la plus dangereuse de Wall street.

Pour finir, l'habituel point de marché, avec un focus sur les risques de dérapage en septembre.

La magnifique plage de l’Hermitage à l’heure du footing du soir

Les grandes lignes (13 min de lecture)

🟡 Pourquoi les banques centrales achètent autant d’or ?

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⚠️ L’erreur que font les rentiers débutants

🛡️ Palantir : l’entreprise la plus dangereuse de Wall Street

📺 Le point de marché en vidéo.

🟡 Pourquoi les banques centrales achètent autant d’or ?

Depuis plusieurs années, l’or est généralement présenté comme une protection contre l’inflation, contre les tensions géopolitiques ou contre une éventuelle baisse du dollar.

Cette lecture n’est pas fausse, mais elle est probablement devenue incomplète.

1/ Le grand retour des banques centrales

Les derniers chiffres publiés par le World Gold Council montrent qu’au deuxième trimestre 2026, les banques centrales ont acheté près de 289 tonnes d’or, leur trimestre le plus actif depuis la fin de l’année 2024. Dans le même temps, les ETF adossés au métal jaune ont enregistré des sorties nettes et la demande de bijoux est tombée à son plus faible niveau depuis 2020.

Autrement dit, alors que les investisseurs occidentaux continuent de réduire leur exposition au métal précieux, les banques centrales poursuivent exactement la stratégie inverse.

💡 Cette divergence mérite que l’on s’y arrête. Les banques centrales disposent des mêmes informations que les marchés, mais elles ne semblent manifestement pas en tirer les mêmes conclusions. Elles n’achètent probablement pas plusieurs centaines de tonnes d’or parce qu’elles anticipent une simple poussée d’inflation ou une correction des marchés actions. Leur comportement laisse penser qu’elles observent un changement beaucoup plus profond, un changement qui concerne le fondement même du système financier mondial : le marché des obligations souveraines.

2/ Et si l’actif sans risque n’était plus sans risque ?

Pendant près de quarante ans, les obligations d’État ont constitué la pierre angulaire des réserves internationales. Elles étaient liquides, abondantes et surtout considérées comme pratiquement sans risque. Lorsqu’une banque centrale souhaitait placer ses réserves de change, les Treasuries américains, les Bunds allemands, les Gilts britanniques ou les OAT françaises représentaient l’évidence. Le risque de défaut apparaissait négligeable et la baisse quasi ininterrompue des taux d’intérêt procurait en outre des plus-values régulières.

💡 Une génération entière d’investisseurs s’est ainsi habituée à considérer les obligations souveraines comme le véritable actif sans risque du système financier.

Pourtant, cette perception reposait sur une hypothèse implicite : celle d’un monde où les taux d’intérêt continueraient à baisser ou, au minimum, resteraient durablement faibles. Or cette hypothèse est aujourd’hui remise en cause. Beaucoup d’investisseurs oublient qu’une obligation peut parfaitement être remboursée intégralement à son échéance tout en générant des pertes considérables pour celui qui la détient si les taux remontent fortement entre-temps. Le risque obligataire ne se résume pas au défaut de paiement ; il réside aussi dans l’évolution des rendements.

Les chiffres observés ces derniers mois sur les obligations souveraines européennes illustrent parfaitement cette réalité.

L’obligation autrichienne à échéance 2120 a perdu près de 79 % de sa valeur depuis son sommet. La Gilt britannique arrivant à échéance en 2071 recule de plus de 77 %, tandis que l’OAT française 2072 abandonne plus de 73 %. Il ne s’agit ni de dettes émergentes, ni d’États en faillite, ni de restructurations. Aucun de ces pays n’a fait défaut. Pourtant, des investisseurs institutionnels ont subi des pertes comparables à celles observées lors des plus grands krachs boursiers simplement en détenant des obligations d’État parmi les mieux notées au monde. Cette évolution rappelle une réalité que les marchés avaient fini par oublier : une obligation souveraine n’est pas un actif sans risque ; c’est un actif extrêmement sensible aux mouvements de taux lorsque sa maturité est longue.

💡 Cette dynamique est désormais en train de s’étendre au marché obligataire américain, qui demeure le cœur du système financier mondial. Au cours des dernières semaines, les rendements des Treasuries à 10 ans, 20 ans et 30 ans ont tous inscrit de nouveaux sommets de cycle. Le rendement de l’obligation américaine à trente ans dépasse désormais 5,27 %, son niveau le plus élevé depuis juin 2007, c’est-à-dire avant le déclenchement de la crise financière mondiale.

Depuis son point bas de 2020, il a progressé d’environ 450 points de base, un mouvement d’une ampleur exceptionnelle pour ce qui constitue la référence mondiale des actifs réputés sans risque.

Plus inquiétant encore, cette remontée des taux longs ne résulte pas d’un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Les taux à deux ans, qui reflètent principalement les anticipations concernant les taux directeurs, sont restés relativement stables. Ce sont les rendements à dix, vingt et trente ans qui continuent de progresser, provoquant une nouvelle pentification de la courbe des taux.

Derrière ce terme technique se cache une évolution fondamentale : les investisseurs demandent désormais une rémunération de plus en plus importante pour prêter leur argent aux États sur longue période. Autrement dit, le marché ne remet plus seulement en question les décisions de la Réserve fédérale ; il commence progressivement à intégrer une prime de risque liée à la trajectoire budgétaire des États-Unis eux-mêmes.

Cette distinction est essentielle. Pendant des décennies, la politique monétaire constituait le principal moteur des marchés obligataires. Aujourd’hui, les investisseurs semblent considérer que le véritable risque n’est plus celui d’une erreur de la Fed, mais celui d’une accumulation de dette publique devenue difficilement soutenable.

💡 Ce glissement est probablement l’une des évolutions macroéconomiques les plus importantes de ces dernières années, car il remet progressivement en question le statut même des obligations souveraines comme actif de référence.

Et c’est précisément à ce moment-là que les banques centrales accélèrent leurs achats d’or.

3/ Le piège de la dette américaine

Si les investisseurs commencent à intégrer ce risque, c’est parce que les finances publiques américaines se dégradent désormais à un rythme qui dépasse les projections les plus pessimistes formulées il y a encore quelques mois.

Au cours du seul mois de juillet, la dette fédérale américaine a progressé de près de 450 milliards de dollars, soit environ 15 milliards de dollars supplémentaires chaque jour, 630 millions de dollars par heure ou plus de 10 millions de dollars chaque minute. Le seuil symbolique des 40 000 milliards de dollars, encore attendu pour la fin de l’année par la plupart des économistes au printemps dernier, pourrait finalement être franchi dès le mois d’août. Cette accélération n’est pas simplement impressionnante par son ampleur ; elle traduit une dynamique qui devient progressivement auto-entretenue.

Le déficit budgétaire confirme cette dérive. Selon le dernier Monthly Treasury Statement, le gouvernement fédéral a encore enregistré un déficit de 120 milliards de dollars sur le mois, portant le déficit cumulé de l’exercice à près de 1 400 milliards de dollars.

Plus préoccupant encore, les nouvelles sources de recettes censées ralentir cette dégradation montrent déjà leurs limites. Après avoir atteint un niveau record au printemps, les recettes nettes liées aux droits de douane sont devenues négatives en juin, les remboursements accordés aux entreprises ayant dépassé les nouvelles perceptions.

💡 Cette évolution rappelle une réalité souvent négligée : les recettes exceptionnelles peuvent ralentir temporairement la progression du déficit, mais elles ne modifient pas la trajectoire structurelle des finances publiques lorsque les dépenses continuent d’augmenter plus vite que les ressources.

Pendant plus d’une décennie, cette accumulation de dette est restée relativement indolore. Les États-Unis bénéficiaient d’un environnement exceptionnel dans lequel chaque nouvelle émission était refinancée à un coût inférieur à la précédente. La baisse quasi continue des taux d’intérêt compensait naturellement la hausse de l’endettement.

Aujourd’hui, cette mécanique fonctionne exactement à l’inverse. Chaque nouveau déficit oblige le Trésor à émettre davantage d’obligations. Cette offre supplémentaire exerce une pression à la baisse sur leur prix, ce qui pousse les rendements à la hausse. Or ces rendements plus élevés augmentent immédiatement la charge d’intérêts supportée par l’État fédéral, creusent davantage le déficit budgétaire et nécessitent... de nouvelles émissions de dette. Le système est ainsi entré dans un cercle vicieux où la dette contribue elle-même à accélérer sa propre croissance.

Les conséquences de cette remontée des taux dépassent largement le marché obligataire. Aux États-Unis, les crédits immobiliers à trente ans évoluent directement en fonction des rendements des obligations souveraines de longue maturité. Si ces derniers restent proches des niveaux actuels, les taux hypothécaires pourraient rapidement dépasser 7,5 %.

💡 Cette évolution crée une fracture économique rarement observée. Les ménages ayant acheté leur logement entre 2020 et 2021 avec des crédits proches de 2,5 % bénéficient désormais d’un avantage financier considérable. À bien identique, leur mensualité peut être inférieure de plusieurs milliers de dollars à celle d’un acquéreur finançant aujourd’hui son achat à 7,5 %.

Sur la durée totale d’un prêt immobilier d’un million de dollars, cet écart représente plus d’un million de dollars d’intérêts économisés! Cette différence agit comme une véritable rente, fige le marché immobilier, réduit la mobilité résidentielle et freine progressivement l’ensemble de l’activité économique.

À première vue, cette hausse des taux devrait conduire à un ralentissement de la création monétaire. Pourtant, c’est exactement l’inverse que l’on observe. En juin, la masse monétaire américaine M2 a progressé de 5,6 % sur un an, soit 1 230 milliards de dollars supplémentaires, pour atteindre un nouveau record historique de 23 160 milliards de dollars. Il s’agit du vingt-huitième mois consécutif de progression.

Cette évolution peut sembler paradoxale. D’un côté, le marché obligataire réclame des taux plus élevés pour financer une dette devenue toujours plus abondante ; de l’autre, le système financier continue de produire davantage de monnaie.

En réalité, ces deux phénomènes sont intimement liés. Plus le niveau d’endettement augmente, plus l’économie devient dépendante d’une création permanente de liquidité pour absorber les nouvelles émissions de dette et éviter un ralentissement brutal de l’activité. Les marchés réclament une monnaie plus rare afin de préserver la valeur des obligations, tandis que l’économie exige une monnaie plus abondante pour continuer à fonctionner avec un endettement devenu colossal. Cette contradiction constitue probablement l’un des principaux changements de régime monétaire observés depuis plusieurs décennies.

4/ Pourquoi l’or redevient un actif de réserve

C’est précisément cette contradiction qui explique, selon nous, le comportement des banques centrales. Leur objectif n’est probablement plus uniquement de se protéger contre l’inflation. Elles cherchent progressivement à réduire leur exposition à un actif qui constitue la dette d’un État, au profit d’un actif qui ne dépend de la solvabilité de personne.

L’or ne verse pas de coupon. Il ne produit pas de rendement. Mais il présente une caractéristique essentielle : il n’est la dette d’aucun gouvernement et ne nécessite jamais d’être refinancé. Pendant des décennies, cette absence de rendement était considérée comme son principal défaut. Dans un monde où les obligations souveraines voient leur valeur remise en question, elle redevient au contraire l’une de ses principales qualités.

Cette lecture permet également de comprendre pourquoi les achats des banques centrales interviennent alors que les investisseurs occidentaux continuent de vendre leurs ETF sur l’or.

💡 Les banques centrales n’ont ni les mêmes contraintes de performance trimestrielle ni le même horizon d’investissement. Elles raisonnent en décennies. Leur rôle consiste avant tout à préserver le pouvoir d’achat de leurs réserves internationales et à garantir leur liquidité dans les scénarios les plus extrêmes. Si elles accélèrent aujourd’hui leurs achats, ce n’est probablement pas parce qu’elles anticipent une hausse de quelques centaines de dollars de l’once. C’est parce qu’elles semblent considérer que le risque systémique est en train de se déplacer du marché actions vers le marché obligataire.

5/ Et maintenant, que dit le prix de l’or ?

Graphiquement, le marché de l’or semble d’ailleurs commencer à intégrer cette évolution.

Graphique issu de la plateforme ProRealTime

Après plusieurs mois de consolidation consécutifs à son envolée du début d’année, le métal jaune a enregistré une légère progression et tente désormais de construire une base solide autour du seuil psychologique des 4 000 dollars l’once. Tant que ce niveau est préservé, cette correction peut être interprétée comme une simple phase de respiration au sein d’une tendance haussière de long terme.

Le principal risque à court terme reste celui d’un liquidity crunch provoqué par un nouveau choc pétrolier. Une envolée durable des prix de l’énergie absorberait une part croissante de la liquidité mondiale, les pays importateurs étant contraints de mobiliser davantage de capitaux pour financer leurs achats d’hydrocarbures.

💡 Ce type de choc exerce généralement une pression sur l’ensemble des classes d’actifs en provoquant des ventes forcées destinées à répondre aux besoins de liquidité.

Comme lors de toutes les grandes crises financières, l’or lui-même pourrait alors être temporairement vendu afin de couvrir des appels de marge. Mais l’histoire montre également que ces épisodes sont généralement de courte durée. Une fois le stress de liquidité dissipé, le métal jaune retrouve rapidement son rôle d’actif refuge face aux déséquilibres monétaires révélés par la crise.

La véritable question n’est donc plus de savoir si l’or protège contre l’inflation. Elle est de comprendre ce qui se produit lorsque l’actif considéré depuis quarante ans comme le plus sûr du système financier mondial commence lui-même à être perçu comme une source de risque. Les achats records réalisés par les banques centrales, la remontée historique des rendements obligataires, l’accélération de la dette américaine, l’explosion des déficits et le retour d’une forte croissance de la masse monétaire ne sont probablement pas des phénomènes indépendants. Ils constituent les différentes facettes d’un même changement de régime.

Dans un monde où les États doivent émettre toujours plus de dette, où les marchés exigent des rendements toujours plus élevés pour la financer et où les banques centrales sont contraintes d’injecter toujours davantage de liquidité pour maintenir l’équilibre du système, l’or retrouve progressivement la fonction qu’il occupait avant l’ère des grandes dettes souveraines : celle d’un actif de réserve qui ne dépend d’aucune promesse de remboursement. C’est probablement cette évolution, bien davantage que l’inflation ou les tensions géopolitiques, qui explique aujourd’hui les achats records des banques centrales.

Disclaimer :
Ce document est publié à titre d’information uniquement et donne l’avis de l’auteur au moment de la publication. Il ne constitue pas une offre d’achat ou de vente d’instruments financiers ou de conseil en investissement et ne confirme aucune transaction sauf convention contraire.

👉 Retrouver Laurent Maurel sur LinkedIn et le site Recherche Bay

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Depuis son pic de mars, l'or a temporisé.
Après l'excès des derniers mois, c'est plutôt sain.

Alors, est-ce que l'or va continuer de baisser ou repartir en parabole ?
Je n'en sais rien. Personne ne sait où sera le cours demain ou après-demain.

Ce que je sais, en revanche, c’est que :

  • Historiquement, l'or monte sur le long terme

  • Il diversifie et peut même réduire le risque d'un portefeuille d'actions

  • Les banques centrales continuent d'en acheter

  • Son offre est limitée

Et je sais aussi que Jean-Michel DCA a acheté son once d'or, chaque année, sans se poser de questions à :

1 700 euros en 2022
1 800 euros en 2023
2 200 euros en 2024
3 000 euros en 2025
4 000 euros en 2026

Que l'or baisse ou monte le mois prochain ne change rien pour lui : sa performance est stratosphérique.

Bref. Parfois, il suffit de prendre un peu de recul, de garder son humilité, et d'acheter régulièrement des actifs de qualité.

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⚠️ L’erreur que font les rentiers débutants

750 000 €.

C'est le capital théorique censé vous rendre "libre", si vous dépensez 30 000 € par an. C'est la fameuse règle des 4 %, devenue le Graal de la "liberté financière".

Le souci, c'est que ce chiffre est faux. Ou en tout cas, il est (très) incomplet. Il sort d'une étude de 1994, calculée uniquement sur la bourse américaine.

En 2010, le chercheur Wade Pfau a testé la même règle sur 17 pays développés, avec plus d'un siècle de données. La règle des 4% n'a tenu que dans 4 pays.

  • En France, le taux soutenable tombait à 1,25 %.

  • Au Japon, à 0,47 %.

Pourquoi ça n'a marché qu'aux États-Unis ? Et combien faut-il vraiment pour devenir rentier en France ?

Réponses dans la vidéo ci-dessous :

🛡️ Palantir : l’entreprise la plus dangereuse de Wall Street

11 septembre 2001.

Quelques heures après l'effondrement des tours jumelles, les autorités américaines font un constat terrible.

  • La CIA détenait des fragments d'informations.

  • L'armée avait ses propres rapports.

  • Et le FBI aussi.

Mais personne n'avait réussi à les relier.

À partir de ce moment, les États-Unis se lancent dans une quête proche de l'obsession : transformer la donnée en arme de guerre. Deux ans plus tard, une start-up naît de cette obsession : Palantir.

20 ans plus tard, elle vaut +400 milliards de dollars et est devenue l'une des entreprises les plus puissantes du monde.

Toute l'histoire est dans la vidéo ci-dessous :

📺 Point de marché

  • Risque de dérapage en septembre ?

  • Métaux : prudence ca peut retomber

  • Actions : zones d'achats à surveiller !

Vous pouvez regarder le replay en cliquant ci-dessous :

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Produits à effet de levier présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance

C’est la partie “Soyons des adultes”. Avertissements sur les risques.

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Produits à effet de levier présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance

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